Serpent-Transe

Les yeux de l'enfant se rivent sur sa conscience

Faisant taire les doléances, la souffrance et l'offense

Mieux vaut ignorer le serpent de cuir et d'injustice

Qui siffle un à un les termes de son supplice

Se tordant docilement sous la main tyrannique

 

La boucle métallique claque plus qu'elle ne clique

Sur l'échine de l'enfant, elle trace son chemin

Et le sang dégouline de la nuque jusqu'aux reins

 

L'enfant se mord les lèvres plutôt que de pleurer

Sa bouche se faite pierre, prête à imploser

Son silence, son innocence, tout irrite le père

Alors une fois de plus sur le petit dos s'abat la vipère

 

La morsure la brûlure cette fois sont trop fortes

Ses larmes - brindilles d'eau - à ses pieds feuilles mortes

Désolent l'enfant meurtri qui n'a su les retenir

 

Et l'Autre s'acharne encore,

Vainqueur est son sourire

Le saviez-vous?

Ce texte est l'un des premiers que le Chat aie conservé de ses jeunes années.

© Le Chat à Plume I paroles de chanson I poésie I auteure de spectacle vivant

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